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Les phéromones : la clé du comportement des abeilles ?

Publié le 16/01/2018 / La vie de la ruche


Depuis des décennies, l'Homme a toujours été fasciné par l'organisation des abeilles.

Au sein d'une seule ruche peuvent vivre en effet des milliers d'individus. Pourtant, point de lutte de pouvoir, ni de rébellion, encore moins de grèves. Chaque abeille sait parfaitement que faire à un moment déterminé, généralement en fonction des besoins de la ruche.

Car oui, l'objectif principal reste la survie de la communauté et non le bien-être personnel. Les phéromones apportent un début de réponse aux mystères concernant cette cohésion sociale sans failles. Des chercheurs ont effectivement pu isoler certaines phéromones expliquant divers comportements des abeilles

Les phéromones d'alarme et d'attaque

La protection de la ruche, et surtout de la reine, est d'une importance capitale pour les abeilles. Certaines n'hésitent pas à se sacrifier en piquant l'intrus, quitte à perdre leur dard. Les chercheurs ont pu déterminer que, face au danger, les ouvrières sécrétaient une phéromone d'alarme, la 2-heptanone CH3 CO (CH2)4 CH3. Celle-ci met tout simplement la colonie en état d'alerte.

L'attaque n'est déclenchée que si l'intrus s'approche trop ou si une abeille est agressée.

L'offensive n'est lancée que si les abeilles détectent la phéromone d'attaque, l'acétate d'isoamyle (CH3) CH CH2 CH2 OCO CH3. Cette dernière est notamment produite par des cellules jouxtant leur poche à venin. Des récentes études ont démontré que les dards émettaient également une phéromone, le 4-11-eicosène-1-ol. Si vos vêtements contiennent donc un dard d'une piqûre antérieure, cela peut déclencher une nouvelle attaque.

À noter que les abeilles peuvent confondre l'acétone (utilisé parfois dans les vernis à ongles) et la benzophénone (fixateur des parfums) avec leurs phéromones d'attaque.

phéromones

Les phéromones de marquage : indispensables pour le butinage

Des études poussées sur les abeilles ont également permis de comprendre comment elles s'organisent pour le butinage.

À l'extrémité de leurs pattes se trouvent des glandes d'Arnhart. Elles sécrètent une phéromone dénommée Epagine ETA.

Les abeilles peuvent donc marquer l'entrée de la ruche. Cette phéromone est surtout primordiale pour le butinage et la collecte de nectar. Elle permet effectivement à une butineuse de signaler si une fleur en vaut le détour ou s'il ne faut plus y perdre du temps.

Les hypothèses sont nombreuses. Une forte présence de cette phéromone peut en effet signifier que la fleur vient d'être butinée et qu'il vaut mieux passer son chemin. Si la phéromone est en train de s'estomper, cela veut dire que la fleur n'a pas été butinée depuis un bon bout de temps et qu'il faudrait mieux vérifier.

Les abeilles, un modèle de cohésion sociale grâce à des phéromones

Si la cohésion des abeilles suscite l'admiration, elle est en grande partie due à des phéromones.

L'acide 9-céto-2-décènoïque, une phéromone produite par les glandes mandibulaires de la reine, assure une grande partie de l'organisation de la ruche. Il permet effectivement aux ouvrières de savoir quoi faire au bon moment (apporter la gelée royale pour la reine, toilette de la reine, etc...).

Le méthyle-4-hydrobenzoate, sécrété par des glandes épidermiques de la reine, joue également un rôle essentiel dans la vie de la ruche. La diminution ou l'absence de cette phéromone va pousser les ouvrières à élever de nouvelles reines pour garantir la survie de la ruche. Une absence prolongée de cette substance, pour diverses raisons, va entraîner le développement des ovaires de certaines abeilles. Ces dernières vont donc pondre sans avoir été fécondées et ne donner que des mâles. La ruche devient donc bourdonneuse et est condamnée.

Les phéromones, indispensables pour la reproduction des abeilles

Vous l'avez compris, sans une reine, c'est toute la colonie qui est condamnée.

Vous vous demandez pourquoi les abeilles ne développent-elles pas des ovaires et ne pondent-elles pas ensuite ?

C'est simple : seule une reine peut être fécondée par des mâles. L'accouplement n'a lieu qu'une seule fois et permet à la reine des abeilles de faire le plein de spermatozoïdes. Les phéromones sont au cœur de tout ce processus. Le moment de la fécondation venue, les abeilles mâles secrètent une phéromone sexuelle attirant inexorablement les reines vers le lieu défini. Mais les bourdons ne s'accouplent pas avec n'importe quelle abeille. Il faut une reine. Lors du vol nuptial, cette dernière secrète une quantité suffisante de 9-céto-2-décènoïque et de 9-hydroxy-2-décènoïque. Ces phéromones sexuelles attireront les bourdons qui engageront la course-poursuite pour féconder la reine.

L'éthyle Oléate, la dernière phéromone découverte

Il faudra encore quelques années pour percer le mystère du rôle des phéromones dans l'organisation de la ruche.

Selon certains chercheurs, rien que la tête de l'abeille serait une source de pas moins d'une trentaine de phéromones. La dernière découverte significative en la matière concerne l'Ethyl Oléate, sécrétée par les butineuses. Cette phéromone peut avancer ou retarder l'âge du butinage des plus jeunes abeilles.

Elle permet donc à la ruche de s'adapter à des changements extérieurs. En exemple, faute de fleurs, les butineuses sont contraintes de rester dans la ruche. Par inhibition, la forte présence d'éthyle oléate va donc ralentir le développement des jeunes abeilles. Par contre, si la ruche manque de butineuses, ils pourront commencer à butiner jusqu'à 2 semaines plus tôt. À noter que l'éthyle oléate se transmet entre abeilles par trophallaxie, c'est-à-dire par la nourriture. Cette forme de communication est particulièrement utilisée dans les colonies.

Pourquoi doit-on continuer à étudier le comportement des abeilles ?

La découverte de ces phéromones nous a permis de mieux comprendre l'attitude des abeilles face à une situation donnée.

Nous avons ainsi pu mettre en place des précautions à prendre lorsqu'on s'approche d'une ruche pour notre propre sécurité et celle des abeilles. Cela nous a également initié à l'organisation interne des abeilles. Pourquoi les butineuses restent-elles dans la ruche ? Pourquoi les ouvrières commencent-elles à élever de nouvelles reines ? À nous donc de prendre les mesures nécessaires pour aider ces insectes afin d'assurer la survie de nos ruches (nourriture au sirop, ne pas collecter la gelée royale, planter plus de fleurs...).

À l'heure où les abeilles subissent de plein fouet certaines actions humaines (déforestation, utilisation de pesticides...), il serait judicieux de comprendre comment elles fonctionnent afin de mieux les aider.

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