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Les conséquences des pesticides sur l’apiculture

Les conséquences des pesticides sur l’apiculture

Depuis une vingtaine d’années maintenant, le débat fait rage entre les apiculteurs, les agriculteurs et les scientifiques. Le sujet ? L’utilisation des pesticides et leurs conséquences sur la biodiversité, notamment les abeilles.  Afin de mieux comprendre les raisons d’un tel débat, nous allons, dans cet article, nous pencher sur les conséquences des pesticides sur l’apiculture.

Qu’entend-on par pesticides ?

Avant de nous pencher plus en détails sur les conséquences des pesticides sur l’apiculture, rappelons de quoi il est question. Pour rappel il existe trois familles de pesticides :

Les herbicides : utilisés pour combattre les mauvaises herbes.

Les fongicides : luttent contre les champignons et les moisissures.

Les insecticides : employés pour éliminer les insectes.

C’est ce dernier type de pesticides qui est souvent au cœur des débats. Et plus particulièrement les néonicotinoïdes. En effet, il s’agit du type d’insecticide le plus utilisé (ils représentent environ 40% du marché mondial des insecticides agricoles). 

Les conséquences directes sur l’apiculture

Comme nous venons de le rappeler, les néonicotinoïdes sont les pesticides les plus utilisés en agriculture actuellement. Ils ont un mode d’action que l’on appelle « systémique ». Cela signifie qu’ils sont absorbés par les plantes, puisqu'ils se diffusent dans les différentes parties de cette dernière. Ainsi, tous les organes de la plante sont « infectés » par les pesticides. Quand les insectes pollinisateurs, comme les abeilles par exemple, viennent butiner la plante, elles en consomment.

De tels pesticides peuvent avoir plusieurs conséquences sur la santé des abeilles. En effet, les néonicotinoïdes attaquent l’ensemble du système nerveux des insectes qui l’ingèrent. Dans le cas des abeilles cela provoquent une perte des capacités de mémorisation, d’apprentissage et d’orientation (elles n’arrivent pas par exemple à retrouver la ruche). Mais les pesticides peuvent également induire un déséquilibre de la flore intestinale chez les abeilles. 

Selon des études, une perte supérieure à 20% chez les abeilles sauvages a été engendrée par l’utilisation de néonicotinoïdes, et ce, en seulement 18 ans (entre 1994 et 2012).

Les conséquences indirectes de l’usage des pesticides sur l’apiculture

Outre la mortalité chez les abeilles si elles ingèrent une trop forte dose de pesticides, il existe également des conséquences indirectes liées à l’utilisation de telles substances. En effet, il est important de préciser que les pesticides de la famille des néonicotinoïdes ne sont généralement pas utilisés via la technique de l’épandage, mais plutôt en enrobage des semences (dans un but préventif notamment). Il est également crucial de rappeler que seulement 10% de cette substance est absorbée par la plante. Alors où vont les 90% restants ? Ils se répandent dans le sol (le contaminant par la même occasion), et peuvent également contaminer les nappes phréatiques (dans le cas des substances solubles dans l’eau).

Ainsi, les abeilles peuvent être contaminées en butinant des fleurs qui n’ont pourtant pas été directement « aspergées » de pesticides. Cela a donc des conséquences désastreuses sur les colonies, et sur l’apiculture en général.

Face à ce fléau, et à l’importance de préserver les insectes pollinisateurs, le gouvernement a pris des mesures. En interdisant notamment l’utilisation de certains néonicotinoïdes en France, depuis 2013. Cependant, afin de préserver notre biodiversité, il est crucial de trouver un moyen d’allier agriculture intensive (pour répondre aux besoins croissants de la population qui augmente) et sauvegarde des insectes pollinisateurs. 

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