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Des alternatives apicoles pour sauver les abeilles

Des alternatives apicoles pour sauver les abeilles

Depuis des années, plusieurs facteurs (insecticides, pollution, agriculture intensive, etc.) ne font qu’augmenter le taux de mortalité des pollinisateurs, à l’instar des abeilles qui jouent un rôle important dans la conservation de l’écosystème et la biodiversité. 

Une situation alarmante à l’origine de la mise en place de pratiques apicoles alternatives visant à sauver les abeilles.

Les abeilles en danger 

Face à la déforestation, la pollution de l’environnement, la sécheresse, les maladies, les parasites et le manque de nourriture, les abeilles peinent à survivre. Les ruchers se vident, les récoltes en miel se voient divisées en 2 voire en 3 et les apiculteurs s’inquiètent de leur avenir et de celui de leur activité professionnelle.

En fait, si les abeilles venaient à disparaitre, les ¾ des cultures mondiales perdront un excellent allié, un pollinisateur parmi les meilleurs, et par là même, les hommes perdront une grande partie des plantes qu’ils ont pris l’habitude de consommer pour se nourrir.

Les alternatives  apicoles: une solution ?

Pour faire face à une situation pareille, il fallait tirer la sonnette d’alarme. Les apiculteurs avec d’autres spécialistes et professionnels se sont retroussé les manches et ont décidé de prendre les choses en main et de faire face à la disparition des abeilles, en trouvant des solutions apicoles alternatives, tout bénéfice pour ce petit insecte.

Plus de plantes mellifères

Parmi les problèmes dont souffrent les abeilles, le manque de nourriture. Pour y remédier, ou du moins atténuer l’impact d’une pareille situation, les apiculteurs, les agriculteurs et autres amis des abeilles se sont alliés pour planter de plus en plus de fleurs et d’arbres mellifères, tels que  le pommier, le cerisier, le saule marsault, le marronnier, l’érable, le faux-acacia, le châtaignier, et bien d’autres.

Cette action est une alternative qui a pour objectif de recréer l’habitat d’origine des abeilles, en attirant les butineuses qui errent à la recherche de ressources pour subvenir aux besoins nutritionnels de leurs congénères et leur offrir une source d’alimentation plus abondante et plus riche. Plus il y aura de plantes mellifères, plus il y aura d’abeilles et de pollinisateurs, mieux se portera notre écosystème.

La solution à l’enfumoir classique

Parmi les outils incontournables dont l’apiculteur a besoin pour son travail avec les abeilles, le fameux enfumoir. C’est une pratique classique qui, malheureusement, a l’inconvénient d’être polluante pour l’environnement et néfaste pour la santé des abeilles et des apiculteurs. Sans oublier les risques d’incendies qu’elle peut provoquer.

Une entreprise toulousaine a trouvé une alternative à l’enfumoir classique, en créant un vaporisateur électronique (APISOLIS). C’est une solution qui a le mérite d’assurer le même réflexe conditionné chez les abeilles, tout en respectant l’environnement, le bien-être des abeilles et celui de l’apiculteur.

Arrêter la transhumance

La transhumance a pour avantage d’augmenter la production de miel. Toutefois, ce type de déménagement ne manque pas de fatiguer et de stresser les abeilles, ce qui affecte négativement leur productivité et les rend plus vulnérables aux maladies et aux parasites. D’où l’idée d’arrêter ce genre d’activité.

 

cet article a été publié le 08/09/2023 et mis à jour le 11/09/2023

À propos des auteurs

Cet article a été rédigé par mon équipe de rédacteurs et moi-même. Je m'appelle Guillaume Lombard, je suis le dirigeant de la société Luberon Apiculture et responsable de publication sur Apiculture.net. Apiculteur passionné, je représente la troisième génération d'une famille dédiée aux abeilles depuis 1929.

Tout a commencé avec mon grand-père, Paul, à Cheval-Blanc. Mon père, Alain, a repris le flambeau en 1976 avant d'ouvrir le magasin « Luberon Apiculture » en 1998 pour partager notre expertise et le meilleur matériel. Pour ma part, j'ai rejoint l'entreprise familiale en 2000. Fort de cet héritage et de mon expérience quotidienne au rucher, j'ai co-fondé Apiculture.net.
Sur ce blog, je partage avec vous ce savoir-faire familial de plus de 80 ans, que vous soyez débutant ou professionnel. Je sais ce dont vous avez besoin, car je le vis au quotidien.

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