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Tout savoir sur la clothianidine

Tout savoir sur la clothianidine

On le sait à présent, les abeilles jouent un rôle crucial dans la préservation de notre biodiversité. Or, leur existence est mise en danger par l’emploi de pesticides et autres insecticides, notamment les néonicotinoïdes. C’est pourquoi de nombreuses voix s’élèvent contre l’utilisation de telles substances. Pour y voir plus clair, nous allons nous intéresser à l’un de ces néonicotinoïdes. Lisez la suite de cet article pour tout savoir sur la clothianidine. 

De quoi est-il question ?

Comme nous l’évoquions dans l’introduction, la clothianidine fait partie de la famille des néonicotinoïdes. Plus précisément, il s’agit d’un insecticide qui a des propriétés dites translaminaires et systémiques. Cela signifie que la clothianidine traverse les feuilles des plantes sur lesquelles elle est employée, puis qu’elle se diffuse dans l’ensemble des parties de la plante.

La clothianidine est une substance qui possède deux modes de pénétration : soit par contact, soit par ingestion. 

La clothianidine : pour quelle utilisation ? 

La clothianidine est une molécule qui entre dans la composition de différents produits. Elle est par exemple le principe actif d’un insecticide systémique régulièrement utilisé : le Poncho qui est commercialisé par Bayer et Sumitomo. Elle est également le métabolite toxique majeur présent dans le thiaméthoxame, commercialisé par Syngenta.

Cet insecticide est en règle générale utilisé dans un but prophylactique (c’est-à-dire pour prévenir les éventuelles maladies menaçant les cultures), et pour aider à lutter contre les nuisibles. La clothianidine est notamment employée dans les cultures de maïs, de colza, de blé, d’orge ou encore d’avoine.

Contrairement à d’autres néonicotinoïdes, la clothianidine n’est pas pulvérisée via épandage chimique. Elle est principalement employée en enrobage de semences, afin qu’elle soit absorbée par la graine.

Quels sont ses effets ?

Comme les autres insecticides de cette famille, l’usage de la clothianidine est souvent décrié pour ses effets néfastes sur l’environnement. Notamment sur les abeilles. Il a été démontré que la clothianidine  influe sur le système nerveux des abeilles et provoque plusieurs troubles. Les abeilles subissent une altération de leur sens de l’orientation (elles ont plus de mal à retrouver leur ruche), elles perdent également des facultés de mémorisation et de reproduction. Elle entraîne aussi une dysbiose (c’est-à-dire un déséquilibre) de la flore intestinale microbienne des abeilles mellifères. 

De plus, la clothianidine peut également s’avérer dangereuse pour d’autres espèces. En effet, elle possède une faible biodégradabilité, et se diffuse assez facilement dans l’air et dans les sols, elle peut donc contaminer d’autres espèces qui, à l’origine, n’étaient pas visées par cet insecticide. C’est le cas entre autres des vers de terre, des oiseaux et même des poissons. Or, chacune de ces espèces joue un rôle dans la préservation de notre biodiversité. 

Quelle est la réglementation ? 

Pour toutes les raisons que nous avons évoquées, la clothianidine a été tout d’abord partiellement interdite en 2013.  Depuis le 1er septembre 2018, la clothianidine ainsi que quatre autres néonicotinoïdes (thiaméthoxame, imidaclopride, acétamipride, thiaclopride) sont quasi totalement interdits. Seul l’usage en serre de la clothianidine, du thiaméthoxame et de l’imidaclopride reste autorisé. 

S’ils peuvent représenter une aide précieuse pour la culture intensive, les néonicotinoïdes représentent tout de même un danger pour les animaux et donc pour notre écosystème en général. Il est donc important de s’interroger sur leur utilisation, et de chercher à trouver des solutions plus durables. 

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