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L'essaim d'abeilles fonctionnerait comme un réseau de neurones

L'essaim d'abeilles fonctionnerait comme un réseau de neurones

Le Cerveau Humain et les Neurones

Le cerveau humain est une structure vivante très complexe qui comprend un très grand nombre de neurones (des milliards). Ces cellules nerveuses sont réparties dans le cerveau en circuits juxtaposés les uns aux autres et assurant chacun une fonction bien déterminée.
Comprendre le fonctionnement de ces neurones aiderait à comprendre le mécanisme qui sous-tend le cerveau humain et par conséquent le comportement des individus.

Et la solution semble se trouver dans les ruches, parmi les individus d'un essaim ! C'est du moins ce qu'ont démontré de nouvelles recherches réalisées à l'Université de Sheffield, au Royaume-Uni, menées principalement par Andreagiovanni Reina. 

Les Neurones et les Essaims d'abeilles : Ressemblances Comportementales

En fait, les résultats obtenus laissent penser que les membres d'une colonie d'abeilles auraient un comportement similaire à celui des neurones en interaction dans le cerveau humain.
Il s'agit d'observer la colonie dans son ensemble, en partant de l'idée qu'elle fonctionne comme un super-organisme, c'est-à-dire un groupe d'abeilles sociales formant un ensemble complexe et unique. Et la similitude réside dans le mode de communication opéré par les abeilles lorsqu'il s'agit de prendre une décision, et la manière avec laquelle les neurones interagissent entre elles à l'intérieur du cerveau humain. Les abeilles, comme les cellules nerveuses, forment un tout et opèrent ensemble en synergie.

Voir aussi notre article sur l'intelligence des abeilles.

Pour comprendre comment les abeilles choisissent le meilleur endroit pour construire le nid, les chercheurs ont utilisé un modèle théorique d'usage en psychologie. L'observation a montré que pour prendre une décision collective, les abeilles de la colonie opèrent de la même manière que les neurones quand elles interagissent dans le cerveau d'un humain. D'où l'idée que le comportement de ces deux super-organismes (les abeilles et le cerveau humain) obéit aux mêmes lois.
Une découverte qui pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre la relation entre l'intensité du stimulus et la manière avec laquelle il est perçu dans le cerveau humain. Le fonctionnement de ces relations est régi ce qu'on appelle les lois psychophysiques. Celles-ci s'appliquent aux collectivités et non aux individus isolés et permettent de décrire le comportement de ces super-organismes.

Les Lois Psychophysiques et les Essaims

La loi de Piéron

La loi de Piéron repose sur l'idée que le cerveau agit plus rapidement quand il s'agit de prendre une décision face à deux options de haute qualité, que de mauvaise qualité. Pareil pour le comportement des abeilles d'une colonie, quant au choix des sites de nidification de haute et de faible qualité.

La loi de Weber

La loi de Weber décrit la capacité du cerveau humain à faire le meilleur choix, aussi minime soit la différence de qualité entre les différentes options qui se présentent à lui. Elle a été appliquée aux colonies d'abeilles et validée.

La loi de Hick (ou de Hick-Hyman)

Selon cette loi, le cerveau humain prend plus de temps pour décider d'un choix quand le nombre des options proposées est très important. Il en est de même chez les individus d'une colonie d'abeilles.

 

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