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40% des espèces d'abeilles sauvages seraient en voie de disparition

40% des espèces d'abeilles sauvages seraient en voie de disparition

 La fin des années 1990 marque un triste tournant dans la vie des abeilles. En effet, depuis et jusqu'à nos jours, leur taux de mortalité ne cesse d'augmenter. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce fléau frappe aussi bien les abeilles domestiques que les espèces sauvages.

Un déclin qui inquiète apiculteurs et agriculteurs. Les premiers n'ont plus assez de miel pour approvisionner le marché local, les seconds en manque de pollinisateurs voient leurs cultures s'effondrer et sont amenés dans certains pays, comme la Chine, à polliniser manuellement leurs arbres fruitiers et leurs plantes légumineuses.

Quelques chiffres à méditer :

  • 40% des abeilles sauvages sont menacées de disparaitre.
  • 5-10 % : le taux de mortalité des abeilles domestiquées.
  • 3 fois plus : l'augmentation du taux de mortalité des abeilles se nourrissant de façon régulière de plantes traitées avec des pesticides.
  • 300 : le nombre de publications attestant de l'effet néfaste de certains pesticides sur les abeilles (larves et adultes).

L'abeille sauvage en danger

L'abeille sauvage joue un rôle très important dans la pollinisation et la multiplication des plantes sauvages et même cultivées. Néanmoins, les pertes enregistrées régulièrement parmi ces espèces d'insectes obligent les écologistes, les apiculteurs et bien sûr les agriculteurs à tirer la sonnette d'alarme, pour stopper le déclin des abeilles sauvages.

D'où vient le danger ?

En fait, les raisons qui expliquent la disparition des abeilles sauvages sont variées et même complexes. Il ne faut pas oublier les parasites qui s'attaquent à l'abeille sauvage et mettre en péril la survie de cette espèce. Même si leur menace n'est pas aussi importante que celle générée par l'homme.
Néanmoins, il est clair que le premier accusé est l'homme, qui par ses actes a énormément contribué à la détérioration des paysages riches en fleurs.

  • la dégradation des régions forestières, pour diverses raisons (extension des zones habitables, usage excessif des produits forestiers ...)
  • l'agriculture intensive : une pratique qui entraine un usage excessif de produits chimiques néfastes aux abeilles (engrais chimiques, pesticides, insecticides, herbicides ...).

Par conséquent, le diagnostic vital de l'abeille sauvage se trouve menacé. Elle a du mal à trouver des endroits pour construire son nid, vu que les sites de nidification sont dégradés. Et elle peine à trouver de quoi se nourrir, parce que les ressources alimentaires nécessaires à sa survie se font de plus en plus rares.
Autres menaces : autres insecticides, changements du climat, parasites et agents pathogènes.

Que faire ?

Il est clair que le déclin des abeilles sauvages revient en grande partie à la pratique de l'agriculture intensive qui utilise beaucoup de produits chimiques néfastes aux abeilles sauvages. Donc, c'est en traitant ce problème qu'on les sauvera.

  • interdire l'usage d'insecticides de la famille des néonicotinoïdes (imidaclopride, thiaclopride, clothianidine, acétamipride et thiaméthoxame).
  • encourager l'agriculture biologique
  • augmenter le nombre et la surface des paysages riches en fleurs, notamment celles prisées des pollinisateurs.
  • encourager la biodiversité dans les habitats des abeilles sauvages.

 

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