L'univers du miel

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L'apiculture au Mexique

Publié le 17/07/2019 / L'actu des apiculteurs

Après la russie, rares sont les pays où vous ne trouverez pas d’apiculteurs, amateurs et professionnels. Chez certains, l’apiculture est juste une production locale, chez d’autres, c’est un commerce international.

Dans cette deuxième catégorie, nous trouvons le Mexique dont la production apicole est si importante qu’elle en a fait l’un des plus grands exportateurs de miel, à l’échelle mondiale.

les abeilles au mexique

Pour la petite histoire

L’apiculture existe au Mexique depuis la nuit des temps. Les peuples anciens qui vivaient dans ce pays (les Mayas, les Aztèques et les Toltèques) exploitaient des abeilles très dociles, sans dard (les mélipones et les trigones) qui vivaient sur l’ensemble du continent américain. Leur miel était à l’époque un produit très précieux, parce que c’était la seule et unique source de matière sucrée.

Ensuite en 1650, les conquistadors espagnols ramenèrent avec eux l’apis mellifica, une espèce qui ne tarda pas à conquérir tout le territoire mexicain.

Quand la nature se montre généreuse !

En fait au Mexique, la nature est un allié de choix dans l’épanouissement de la culture apicole. C’est un pays qui jouit d’un climat propice au développement des colonies d’abeilles et d’une nature riche en arbres et en plantes mellifères. Notamment à l’est du pays : Quintana-roo, Yucatan et Tabasco. Autant d’avantages qui devraient encourager les apiculteurs mexicains à améliorer leurs techniques et à se perfectionner de la manière la plus professionnelle qui soit.

Les populations d’abeilles au Mexique

Comme on l’a dit plus haut, l’abeille originaire du continent américain est celle qui n’a pas de dard (des mélipones ou des trigones). Concernant cette espèce, et pour prendre l’exemple des mélipones, elles ne sont pas faciles à contrôler :

  • Un couvain désorganisé : à l’instar des frelons et des guêpes, le couvain est organisé à l’horizontale, d’où la difficulté pour un apiculteur d’aider les abeilles à construire leurs ruches, puisqu’il ne peut pas placer des cadres de cire.
  • Le stockage du miel : les mélipones stockent le miel et le pollen dans des espèces d’outres de très petite taille (diamètre : 1-2 cm), entreposées à la périphérie du couvain.
  • Il n’y a pas d’essaimage en masse : les éclaireuses cherchent le nouvel abri, construisent les rayons et les alvéoles et une fois la structure finie, la reine les rejoint. L’apiculteur ne peut même pas intervenir pour diviser les colonies et agrandir le rucher.

Dans ces conditions, la production en miel d’une ruche varie entre 500 et 1000 gr. Un miel qui rappelle par son goût celui de l’apis mellifica, mais qui s’en distingue par sa richesse en pollen du fait que ce dernier est récolté en même temps que le miel. Une action qui conduit inéluctablement à mélanger les deux produits.

L’arrivée de l’abeille africanisée : un malheur ou une aubaine ?

Ces dernières années et au plus grand malheur des apiculteurs mexicains, l’apis mellifica s’est trouvée polluée génétiquement par une autre espèce, assez farouche : l’abeille africanisée. Une contamination qui a semé la panique chez les apiculteurs mexicains, habitués à travailler avec une espèce docile (l’européenne). Plusieurs d’entre eux ont carrément abandonné l’apiculture, d’autres se sont résignés à changer leurs habitudes et leurs techniques, en éloignant par exemple les ruches des habitations.

Mais avec le temps, on s’est rendu compte que le croisement entre l’apis mellifica et l’abeille africanisée est en fait une aubaine pour l’apiculture mexicaine, surtout avec l’avènement de la deuxième génération : des abeilles moins agressives, plus dynamiques et plus résistantes face aux maladies et aux parasites.

La production du miel

Au Mexique, la miellée commence au mois de mars et se poursuit jusqu’au mois de juin. Et la production du miel est plus qu’intéressante. En effet, il suffit de savoir que dans ce pays, une seule ruche peut produire entre 40 et 70 kilos de miel. Un produit d’une qualité incontestable et qui en plus bénéficie le plus souvent de l’appellation ‘biologique’ : ‘organico’.

Néanmoins, les Mexicains ne semblent pas tellement friands de leur miel. Ils en consomment très peu et même les quantités vendues dans les marchés locaux ne sont pas du tout à l’image du produit en question. En fait, le miel est présenté dans des bouteilles plastiques de récupération. Et on le retrouve soit dans les marchés (à moins de 3 € le litre) soit au meilleur des cas dans les supermarchés et les tiendas (magasins / boutiques), à un peu plus de 2 € les 500 gr.

Des centaines de tonnes exportées vers le marché européen

En dépit de son excellente qualité, le miel mexicain se trouve peu consommé par les locaux. Les producteurs se sont alors tournés vers un marché plus intéressant : l’Europe. Chaque année, des centaines de tonnes de miel bio sont exportées vers le vieux continent. Cette opération se fait par l’intermédiaire de l’Allemagne, et d’ailleurs ce même miel se vend à Hambourg à moins de 2,5 $ le kilo !

Pour conclure

Pour conclure cet aperçu sur la production du miel au Mexique, il faut dire que dans ce pays le domaine de l’apiculture a un potentiel énorme, mais qu’il n’a toujours pas conquis la place qu’il mérite, et pour cause.

  • Le Mexique a l’avantage d’avoir la forêt tropicale avec sa flore très riche, mais qui reste mal exploitée.
  • Les apiculteurs, notamment les professionnels, sont mal organisés.
  • Le nombre de ruches par producteur a bien chuté, surtout après l’invasion de l’abeille africanisée.

Même si le miel produit était très apprécié des Anciens. Aujourd’hui, il a perdu de sa valeur : mal emballé, consommé par la famille ou alors troqué contre quelque autre produit. Une situation dramatique au Mexique dont tire le plus grand profit le marché européen, qui continue d’importer des centaines de tonnes d’un miel d’excellente qualité à un prix dérisoire !

Il est temps pour les responsables du domaine apicole au Mexique, notamment les apiculteurs professionnels et les exportateurs de miel, de penser à introduire dans l’avenir et en grand nombre une nouvelle espèce d’abeilles : l'atena tumidia, pour contrecarrer l’effet ‘abeille africanisée’.

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