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Le diagnostic et le contrôle de la population de varroa sont aujourd'hui indispensables pour tout apiculteur souhaitant préserver ses colonies. Éradiquer complètement le parasite est impossible. L'objectif est donc de maintenir le niveau d'infestation sous un seuil acceptable, en combinant méthodes de dépistage régulier, interventions zootechniques et traitements adaptés à chaque période de l'année.
Une colonie peut survivre à une faible population de varroas. Il incombe à l'apiculteur de surveiller régulièrement le niveau d'infestation afin d'intervenir avant que le seuil de tolérance des abeilles ne soit dépassé.
La méthode traditionnelle du papier gras placé sur le fond de ruche (chute naturelle) reste utile pour un suivi de routine. Après deux ou trois jours, on compte les varroas tombés spontanément : chaque varroa mort donne une indication sur la pression parasitaire globale. Cette méthode est simple, non invasive, mais peu précise : elle ne comptabilise que les varroas phorétiques tombés spontanément et ne permet pas d'établir un taux d'infestation fiable.
Conseil produit : Grille de récolte propolis et détection varroa 25 m
Pour récolter la propolis ou mesurer la propagation du varroa, cette grille facilite le travail de l'apiculteur. Elle isole les abeilles de la graisse présente dans le cadre test ou permet de récolter facilement la propolis, par simple torsion.
Les méthodes actives sont aujourd'hui recommandées dès lors qu'une décision de traitement est envisagée. Elles consistent à prélever un échantillon de 200 à 300 abeilles (prélevées directement sur un cadre de couvain, là où se concentrent les nourrices les plus infestées) et à comptabiliser les varroas présents. Trois techniques existent.
Le lavage à l'alcool est le plus fiable et le plus précis. Les abeilles sont plongées dans de l'alcool qui décroche les varroas phorétiques. L'échantillon est fatal pour les abeilles mais permet un comptage rigoureux.
Le roulement au sucre glace est une méthode non létale. Le sucre empêche les varroas de s'accrocher et ils tombent dans un fond grillagé. Légèrement moins précis que l'alcool.
L'injection de CO₂ : anesthésie temporaire des abeilles, les varroas se décrochent. Des dispositifs comme le Varroa EasyCheck combinent plusieurs de ces approches dans un outil simple d'utilisation.
Le résultat s'exprime en taux d'infestation pour 100 abeilles. Un taux supérieur à 3 % en saison active est un signal d'alerte justifiant une intervention. Au-delà de 5 %, les pertes de production et les risques pour la colonie sont significatifs.
Si une intervention est nécessaire, il est préférable d'agir au début de l'été ou juste après la récolte du miel, afin d'éviter toute contamination des hausses et de respecter les délais d'attente des médicaments utilisés.
Ces méthodes biotechniques agissent directement sur le cycle de reproduction du varroa, sans recourir à des substances chimiques. Elles sont particulièrement précieuses en apiculture biologique et constituent un premier niveau de défense efficace utilisé en complément des traitements médicamenteux.
Les femelles varroas ont une préférence marquée pour les cellules de faux-bourdon, car la durée d'operculation plus longue (24 jours contre 21 pour une ouvrière) leur permet d'accomplir davantage de cycles reproductifs. La technique consiste à introduire dans la ruche un cadre bâti avec des cellules de faux-bourdons. Une fois les cellules operculées et les varroas piégés à l'intérieur, le cadre est retiré et détruit. Ce cycle peut être répété plusieurs fois en saison.
L'encagement de la reine, ou toute méthode créant une interruption du couvain operculé (division, essaimage artificiel), est l'une des techniques les plus efficaces. Elle présente un double avantage : réduire mécaniquement le nombre de varroas en phase reproductive, et préparer idéalement un traitement à l'acide oxalique, dont l'efficacité est maximale en l'absence de couvain. La cage de blocage de ponte Scalvini est un exemple d'outil conçu à cet effet.
Conseil produit : Cage blocage de ponte Scalvini
Vos ruches sont infectées par le varroa ? La méthode de désinfection la plus sûre consiste à utiliser la cage d'isolation Scalvini, l'une des meilleures cages du marché (ne stresse pas la reine), pour bloquer la ponte de la reine puis, effectuer un traitement qui, en l'absence de couvain, éliminera la quasi-totalité du varroa !
La pose d'un fond grillagé ouvert permet aux varroas qui tombent spontanément de ne pas remonter dans la ruche. En complément, le fond grillagé sert de support pour le dépistage par chute naturelle.
Des appareils commerciaux permettent d'appliquer une chaleur contrôlée d'environ 42 °C dans la ruche : une température létale pour le varroa mais supportable pour les abeilles adultes et le couvain. Cette approche, sans résidu chimique, intéresse particulièrement les apiculteurs bio, même si son coût et sa technicité limitent encore sa diffusion.
Les abeilles étant productrices de miel destiné à la consommation humaine, l'usage de traitements médicamenteux doit être raisonné, réalisé en dehors des miellées, et toujours en respectant scrupuleusement les doses, modes d'application et délais d'attente mentionnés dans l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du produit utilisé. Retrouvez l'ensemble de nos produits et solutions contre le varroa.
L'acide oxalique est aujourd'hui le traitement de référence pour la période hivernale. Il agit uniquement sur les varroas phorétiques (ceux présents sur les abeilles adultes) et ne traverse pas les opercules du couvain. Son efficacité est donc maximale, pouvant atteindre 90 %, lorsque la ruche est en période sans couvain, typiquement en hiver.
Il peut s'appliquer de deux façons :
En France, deux médicaments vétérinaires disposant d'une AMM sont disponibles : Api-Bioxal et Oxybee. L'usage d'un produit avec AMM est obligatoire. L'acide oxalique brut du commerce ne dispose pas de cette autorisation pour un usage apicole.
L'acide formique a l'avantage de pénétrer les opercules du couvain et d'agir sur les varroas en phase reproductive, ce qui le distingue fondamentalement de l'acide oxalique. Il est utilisé en été ou en début d'automne, en présence de couvain. Son efficacité est liée aux conditions climatiques : il est recommandé entre 15 °C et 25 °C. Le produit est à manipuler avec une grande précaution (risque de brûlures) et peut entraîner la mort de la reine dans environ 5 % des cas. Le respect strict du protocole d'application est impératif.
À base d'huile essentielle de thym, le thymol est actif en présence de couvain et s'utilise en été et début d'automne. Des produits comme Apiguard ou ApiLifeVar sont commercialisés avec AMM. Son efficacité varie selon la température et la ventilation de la ruche. Il est compatible avec l'apiculture biologique.
Le tau-fluvalinate (Apistan) et l'amitraz (Apivar) sont des acaricides de synthèse efficaces, mais leur utilisation doit être considérée avec prudence en 2026 : des phénomènes de résistance sont désormais documentés dans de nombreux pays européens, dont la France. Des études ont établi que des proportions significatives de populations de varroas y présentent une résistance avérée. Ces molécules restent disponibles mais ne doivent pas constituer l'unique stratégie de lutte, et leur efficacité doit être systématiquement vérifiée après traitement.
Pour limiter l'apparition de nouvelles résistances, il est indispensable d'alterner les familles de molécules d'une saison à l'autre, et de privilégier en première intention les acides organiques et le thymol lorsque les conditions le permettent.
La gestion moderne du varroa ne se raisonne plus traitement par traitement, mais sur l'ensemble de l'année apicole, en combinant méthodes zootechniques et traitements chimiques à chaque période clé :
Un suivi post-traitement est indispensable pour valider l'efficacité de chaque intervention. L'objectif est d'atteindre au minimum 90 % de mortalité du varroa. Si ce seuil n'est pas atteint, un traitement complémentaire doit être envisagé rapidement.
Une ruche correctement traitée peut se réinfester rapidement si des colonies non traitées — chez soi ou chez des apiculteurs voisins — sont présentes dans un rayon de quelques kilomètres. Les abeilles butineuses et les phénomènes de dérive et de pillage sont des vecteurs efficaces de dispersion du varroa. La gestion du varroa est donc aussi un enjeu collectif à l'échelle du rucher et du territoire : sensibiliser les apiculteurs voisins et agir de façon coordonnée dans les zones à forte densité apicole contribue significativement à l'efficacité des traitements individuels.
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