« Je suis chose légère et semblable aux abeilles, A qui le bon Platon compare nos merveilles » (La Fontaine)

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Le nourrissement des abeilles : comment procéder

Le nourrissement des abeilles : comment procéder

Ce terme typique à l’apiculture désigne le fait de nourrir les abeilles artificiellement. En quelque sorte, il s’agit d’une précaution pour laisser assez de provisions aux abeilles auxquelles on prend le miel lors de la récolte afin d’assurer la récolte suivante. C’est aussi le moyen de leur éviter des carences en protéines lorsqu’elles manquent de pollen en hiver.

Le nourrissement des abeilles

Un prérequis

Le nourrissement repose sur le principe de l’hydrolyse, un procédé chimique par lequel le saccharose du nectar est transformé en miel. Il est important d’avoir ce détail en tête pour comprendre le déroulement du nourrissement et pour l’effectuer au mieux et garder l’équilibre de la colonie.

En effet, l’hydrolyse du saccharose permet d’obtenir du « sucre inverti », l’aliment le plus proche du miel dont les abeilles ont besoin. La transformation du saccharose par hydrolyse se passe à une température avoisinant 20°C et plus. Il est donc préférable que la ruche soit tenue à une température plutôt élevée. Le procédé se passe dans un pH acide et il ne requiert pas beaucoup d’eau. Il fait intervenir un enzyme nommé invertase contenu dans le jabot des abeilles. Il faut ainsi ventiler la ruche car cela assure la concentration du produit par évaporation de l’eau contenue dans le nectar.

Les types de nourrissement

Tous ces petits détails sont nécessaires pour optimiser la miellée et l’équilibre de la colonie. Voici les deux façons d’effectuer un nourrissement. Premièrement, le nourrissement spéculatif appelé « biberonnage » ou encore « nourrissement collectif » qui se fait au printemps et qui sert à stimuler la ponte de la reine. Par ce type de nourrissement, on simule le nectar à l’aide d’un sirop de saccharose en petites quantités préparé avec 1kg de sucre et 1L d’eau chaude. Ce sirop de biberonnage sera idéalement posé en bas de la ruche pour s’écouler lentement par un distributeur qui traverse le trou d’envol.

En second lieu, il y a le nourrissement de complément programmé au début de l’automne ou effectué en urgence en hiver. Le produit utilisé serait ici idéalement le miel mais comme la rentabilité de la culture est aussi prise en compte, un produit pouvant lui être assimilé fera l’affaire : un produit pâteux comme le sirop de sucre inverti. Procédez systématiquement à un nourrissement en automne après qu’une partie du miel ait été collecté.

Attention aux erreurs de diététique !

Le surnourrissement figure parmi les erreurs les plus couramment commises par les débutants. En effet, par crainte de l’idée que leurs abeilles ne passent pas l’hiver, ils leur laissent une dose élevée de repas. Or, les abeilles stockent juste ce qui est en excès. D’autre part, lors de l’hydrolyse du saccharose, on obtient en plus du sucre des HMF ou Hydroxymétyl furfural.

Le taux de HMF devient extrêmement élevé dans le miel lorsque la nourriture des abeilles en contient ou lorsque la température est trop élevée. Or selon la règlementation, un miel sain ne devrait pas en contenir plus de 40 mg/kg. Pensez donc à vérifier la température de la ruche et la quantité de produit de nourrissement.

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